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Couverture Le ciel a
                        disparu
Le ciel a disparu, roman,
Gallimard, 2026

Cela faisait longtemps que je voulais écrire un roman sur la disparition du ciel et des étoiles. Ce qu’implique pour l’humanité — de plus en plus éblouie par la pollution lumineuse urbaine — l’effacement progressif du spectacle des constellations : une perte d’échelle, un recentrage anthropomaniaque qui la rendent aveugle et folle. Mais comment romancer cela ? Et puis Elon Musk a paru. Autiste Asperger, son obsession unique — son « intérêt spécifique » selon la terminologie spécialisée — est de coloniser Mars. Pour financer ce projet insensé, il a créé sa propre constellation commerciale — les satellites Starlink, dont les conséquences écologiques et scientifiques sont dramatiques pour l’humanité. Elles arrangent Musk, puisqu’elles sont susceptibles de promouvoir le déménagement de cette dernière — les favorisés qui auront survécu — sur la planète rouge. Alors je me suis dit que le projet d’assassiner ce dément ferait une bonne intrigue. Restait à inventer les personnages et les décors impliqués dans cette entreprise criminelle. Après que l’idée m’est venue de piocher dans ma propre vie — géographique et sentimentale —, le roman a jailli avec une facilité déconcertante, à fois thriller et élégie.
« J’aimerais qu’on sache, parce que j’en suis fier, que le jour où mon grand-père Ayann Ader décida de tuer Elon Musk, je me trouvais avec lui à Sifra, oasis égyptienne du désert libyque. »

Quelle folie habite Ayann, écrivain français partageant sa vie entre l’Égypte et Paris, pour qu’il décide sur un coup de tête d’assassiner l’homme le plus riche du monde ? Tout commence une nuit de mai 2026, aux portes du désert, lorsque, observant le ciel, le vieil homme découvre à quel point celui-ci est défiguré par les satellites Starlink : ils effacent et remplacent les étoiles sans lesquelles nous ne mesurons pas qui nous sommes. Et bientôt, Musk rendra la Terre invivable à force de pollutions, façon de légitimer son obsession de coloniser Mars. Dans un récit écrit à la veille de l’attentat, Ayann détaille les raisons de son acte, et comment il l’a préparé. Vingt-quatre ans plus tard, alors que le monde a basculé, son petit-fils retrouve ce témoignage...
Hanté par l’idée de fin de l’humanité, Le Ciel a disparu, roman au souffle poétique et politique puissant, est aussi un hymne à l’empathie, à l’amour et à la beauté du monde – tout ce que Musk, dans son entreprise démente, menace de balayer.

paysage
                        nocturne

p. 14

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